lundi 29 janvier 2018

LA MAISON BLEU HORIZON DE JEAN MARC DHAINAUT #FANTASTIQUE

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?


Alan Lambin, enquêteur du paranormal, nous entraîne dans une de ses aventures en Picardie, à Villers Bretonneux, où une mère de famille se plaint de présence de spectres dans sa maison….
Sans le #PLIB2018, je serai certainement passée à côté de ce petit coup de coeur ! Je dis un grand MERCI aux éditions Taurnada pour l'envoi de ce service presse numérique !

L’histoire prend place en 1985 et nous découvrons Alan Lambin, un enquêteur du paranormal breton, qui est amené à se déplacer en Picardie début janvier suite à l’appel d’Hélène Annereaux, mère de deux enfants. Des évènements étranges se déroulent dans sa maison avec l’apparition de spectres.

Ce livre avait tout pour m’attirer : - La Picardie : Mes parents étant originaires de là-bas, j’avais envie de me plonger un peu dans leur région. Même si je n’ai jamais visité Villers Bretonneux, je sais que mon cousin de cœur y a vécu quelques années.

 Ensuite, le thème : j’aime les histoires de fantômes, du moment qu’elles ne sont pas ultra flippantes. (Entre nous, j’adore les histoires d’amour avec la présence de fantômes, j’avais même commencé à écrire une nouvelle sur ça il y a deux ans) Donc ni une ni deux, lorsque Taurnada m’a fait parvenir le roman en numérique, je me suis jetée dessus dès que ma lecture précédente (le souffle de Midas, d’Alison Germain) était terminée. Et j’en profite pour remercier Joël pour sa confiance !
Enfin, Jean Marc Dhainaut m’a également entraîné dans un monde « parallèle » que je connais peu : la première guerre mondiale et la dure réalité des tranchées….

«  Maman ! Maman ! Il est là ! »
Il faisait froid en ce matin du 4 janvier 1985. Les bulletins météo à la télévision et à la radio ressassaient en boucle l’arrivée de la neige. Ils appelaient à la prudence pour quiconque devait prendre la route, mais ignoraient encore l’ampleur de cette vague de froid qui menaçait à l’horizon.
Thomas, cinq ans, s’était encore réveillé brutalement, comme presque chaque nuit vers cinq heures du matin. »

J’ai tout de suite été happée par ce roman. Déjà, j’ai beaucoup apprécié le contexte, et je me suis empressée d’aller vérifier sur Internet si cela s’était réellement produit : la vague de froid qui a frappé la France en Janvier 1985. Alors personnellement, j’avais 3 ans et j’habitais à Chamonix. J’ai demandé à mes parents qui n’ont pas le souvenir d’avoir été particulièrement touchés par cette vague de froid. Cela dit, ça s’est vraiment produit, avec des températures atteignant les -20/23° !! Et vous, l’avez-vous vécue ? Cette météo apporte au récit une dimension supérieure, un terrain où la neige et le brouillard viennent se mêler à l’intrigue de la hantise. On ressent le froid, notamment lors d’un passage où Alan doit aller chercher une lampe à pétrole dans l’annexe du jardin et où il aperçoit d’autres traces dans la neige, alors que tout le monde est en sécurité dans la maison. Cela m’a donné froid dans le dos !

J’ai énormément aimé la façon dont l’auteur aborde le paranormal. Alan Lambin est un enquêteur rationnel, qui a pour conviction qu’  « un fantôme n’est pas quelque chose que vous voyez forcément,  mais que vous pouvez simplement ressentir, qu’il se manifeste ou non. Et puis, avant d’envisager la présence d’une hantise à proprement parler, il convient avant tout d’étudier une affaire de fond en comble, et surtout d’écouter attentivement les personnes qui en sont témoins, sans les juger. » Muni de ses nouveaux appareils à ultra-sons, il part donc enquêter dans cette maison. Mais dès son voyage, des choses étranges lui arrivent, à commencer par un rêve dans lequel il se retrouve au cœur des tranchées de la première guerre mondiale…

La thématique de la guerre a une place importante dans l’intrigue. Je ne vais pas vous cacher qu’en général, je ne lis jamais de romans qui traitent de ces thèmes car je suis trop sensible, mais là, cela s’imbriquait très bien à l’histoire. Etrangement, au fil de son enquête, Alan se retrouve projeter dans des rêves où il découvre l’histoire d’un soldat du 151e régiment, qui le voit également et ne comprend pas la présence de cet homme habillé en tenue de ville. Alan est emporté dans la tourmente de ce soldat sans comprendre comment cela a bien pu se produire.

Tous ces évènements vont se trouver liés, et pendant ma  lecture, j’ai mis en place de nombreuses théories, qui se sont avérées vaines ! Car Jean Marc Dhainaut a si bien tissé son intrigue  que j’ai eu plusieurs révélations très surprenantes !



J’ai visualisé chaque scène, chaque personnage, chaque phrase de ce roman ! J’ai apprécié ces protagonistes bien dépeints : les membres de la famille avec notamment la mystérieuse Mélanie, leur domestique mais aussi Lascar le chien : ils semblent être unis, malgré la récente absence du père. Hélène est mère de deux enfants : Thomas, 5 ans, qui a une immense peur du feu, et Peggy, 13 ans, qui est en plein âge de l’insolence et qui ne comprend pas la présence de l’enquêteur car pour elle, c’est un charlatan. Nous rencontrons aussi Joseph, qui est le personnage qui m’a le plus intrigué et dont l’histoire est triste. Louise m’a particulièrement émue mais je ne peux en dire plus. Et j’ai aussi apprécié le suspens supplémentaire qu’apporte Félix en 3e partie de roman ! Tout se passe principalement à Villers Bretonneux. Pourtant Alan emmène avec lui la fraicheur bretonne ! Ses habitudes de langage avec l’expression « nom d’une pipe » m’a bien fait rire, et m’a, malgré l’absence de jurons, rappeler le capitaine Haddock dans Tintin.


L’écriture est efficace, on alterne descriptions de phénomènes paranormaux et dialogues, on flotte entre la hantise, les rêves d’Alan, les échanges avec son ami Paul et quelques habitants du village. Tout est bien cadencé et fait vivre au lecteur un superbe moment ! 

Et la fin... on en parle les amis ? Je l’ai trouvé absolument géniale, très mystérieuse, qui retourne le cerveau ! Autant dans l’étonnement que dans l’émotion, j’ai trouvé qu’elle était parfaite pour cette histoire d’hantise.
Vous l'avez sûrement compris, "la maison bleu horizon" est mon premier coup de coeur de l'année! Je lirai probablement l'autre roman de Jean Marc Dhainaut : "Au delà d'un destin"
ainsi que son prochain roman qui nous entraîne dans une nouvelle aventure avec Alan : "Les prières de sang " et qui paraîtra cet été chez Taurnada. 

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