vendredi 2 février 2018

LES SOEURS CARMINES T1 : LE COMPLOT DES CORBEAUX , D'ARIEL HOLZL


 Merryvère Carmine est ce qu’on appelle dans la ville de Grisaille une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et les appartements bourgeois pour gagner sa vie et celles de ses soeurs, Dolorine et Tristabelle. Fauchées comme les blés, les soeurs Carmines, orphelines, partagent une vieille bicoque près de la falaise, à l’écart de la ville où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y assassine allègrement, on s’encanaille goulument et huit familles nanties luttent en sous-main pour le trône. Il faut dire que Grisaille a le chic pour rassembler les coquins, et derrière les portes cossues des manoirs, loin des faubourgs crasseux et des ruelles coupe-gorges, vampires, nécromanciens et maîtres du feu s’affrontent. Dans ce tumulte, les Carmines tentent de tirer leur épingle du jeu…

Le complot des corbeaux est le premier tome de la trilogie des Sœurs Carmines, publiée dans la collection Naos.
Nous découvrons l’histoire de trois sœurs : Tristabelle, Merryvère et Dolorine, qui tentent de survivre dans une ville appelée Grisaille, depuis la disparition de leur mère.
Dans le complot des corbeaux, nous suivons Merryvère, la cadette. C’est grâce à ses compétences de monte-en-l’air (voleuse) qu’elle subvient aux besoins de sa famille.
La première scène nous plante directement le décor : Un cimetière, dans lequel Tristabelle se sert de ses atouts physiques auprès de jeunes hommes qui profanent une tombe pour  permettre à sa sœur de dérober un objet. Cela sera le début.. Des emmerdes !

On est immédiatement transporté dans l’univers décalé mis en place par l’auteur : Déjà par la ville. « Grisaille » rappelle fortement les univers foisonnants de Tim Burton. Tout est brumeux, gris, mystérieux, et malsain. La pauvreté est présente, et s’oppose aux riches aristocrates. Egalement, la ville est découpée en quartiers, dirigés par diverses créatures : vampires, sorcières etc !
Cela amène un dépaysement réussi et j’ai aimé observer la vie de cette ville à travers les toits qu’empreintent Merry ou les courses poursuites dans les ruelles.

Ensuite, l’autre point fort du livre, ce sont les personnages. Ariel Holzl dépeint avec brio trois caractères diamétralement différents : Merry est certainement la plus anodine, en dépit de ses capacités de voleuse. Elle a la tête sur les épaules, s’inquiete vite pour ses sœurs. Elle est aussi très maladroite, ce qui a pour conséquence de la mettre rapidement dans les embrouilles  - et de nous faire bien rire au passage !
Dolorine est la benjamine, et qu’est ce que je l’ai aimé !! Elle voit les fantômes, et emmène sa poupée « Mr Nix » un peu partout. Sauf que Mr Nix a été fabriqué par Mr Gentil (qui n’est pas si gentil) et qui implante les cheveux de tueurs sur ses poupées qui prennent conscience. Du coup, cela engendre des discussions très étranges entre la petite fille et sa poupée psychopathe ! De plus , la tenue de son journal intime qu’on entrevoit dans le roman permet un véritable vent de fraicheur, et d’attendrissement ! D’un côté, c’est sacrément bien joué par l’auteur, qui permet d’instiller beaucoup d’humour et de jeux de mots face à l’innocence et la naîveté de sa jeune héroïne ! J’ai hâte de la découvrir mieux, tous les passages la concernant étaient un vrai régal J
Enfin Tristabelle : L’aînée. Elle est froide, arrogante, prétentieuse ! Elle m’a a la fois fait rire et agaçée ! Elle ne pense qu’aux apparences, et l’auteur arrive une nouvelle fois à bien retranscrire ses traits de caractère !

L’écriture est super fluide, prenante, il y a de nombreux rebondissements et on tourne les pages à toute vitesse !


En bref, j’ai passé un excellent moment avec ce premier tome des sœurs carmines ! 

Le tome 2 est sorti le 16/11/2017

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