samedi 13 avril 2019

CHARLEY DAVIDSON #8 - 8 TOMBES DANS LA NUIT - DARYNDA JONES - #URBANFANTASY



Paru en Janvier 2016
384 pages
Edition Milady
Lecture papier

Avec douze chiens de l’enfer à mes trousses, il n’y a qu’un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l’abandon. Mais m’y terrer pendant des mois, enceinte jusqu’aux oreilles, n’a rien d’une sinécure. D’autant que Reyes semble malade même s’il me jure qu’il va bien. Heureusement, je ne manque pas d’amis. Et j’aurai bien besoin d’eux, parce que ce qui s’annonce a de quoi surprendre n’importe qui, même moi !

En ce début d'année, j'ai eu très envie de replonger dans un genre littéraire que j'adore, et que j'ai délaissé une petite paire d'année : l'urban fantasy! En consultant ma Pile à Lire, j'ai vu que le tome 8 de Charley m'attendait sagement! Connaissant l'humour de ce personnage, il m'a fallu peu de temps pour me décider!

J'ai laissé durer le plaisir plusieurs semaines, puisque j'ai mis un mois et demi à le lire :) Et quel plaisir!

En quelques mots, j'ai apprécié retrouver l'ensemble des personnages, l'alchimie Charley/Reyes, l'intrigue parallèle, et surtout, j'ai aimé les révélations faites vers la fin, auxquelles je ne m'attendais pas du tout! Du coup, ce tome offre au lecture un gros tournant dans l'univers, et il me tarde déjà de prendre le temps de lire la suite, qui j'espère sera à la hauteur du reste!

Pour les personnes l'ayant lu, je vais citer ci dessous les révélations qui m'ont scotchées, attention donc SPOILER, mais je ne veux pas oublier si finalement, je mets plus de temps que prévu à sortir le tome 9 :)

Mr Wong n'est autre qu'un ange gardien missionné pour protéger Charley qui est une Déesse et qui n'a pas encore connaissance de son immense pouvoir. Elle l'apprend lorsque Osh, un succube, lui dévoile pour contrer Lucifer qui avait pris possession du corps de Reyes! Suite à ca, elle s'est évanoui (je crois) et s'est volatilisé, pour se reveiller dans un quartier qu'elle ne connait pas.. et le pire, c'est qu'elle ne sait plus qui elle est!! Elle se retrouve à New York et là.. grand mystère, on connaitre la suite dans le 9!

A part ca, les chiens de l'enfer n'en étaient pas, au contraire, ils étaient là sur l'ordre de mr Wong pour la protéger! et puis y a aussi Pépin qui est née! et dans des circonstances assez angoissantes puisqu'elle est née dans un puits dans lequel Charley était tombée pour je ne sais plus quelle raison! 


Elle a aussi rencontré à l'insu de Reyes les parents adoptifs de ce dernier, et leur a finalement confié Pépin pour la protéger de Lucifer. On sait que Pépin est celle dont parle la prophétie.

Bref, ce tome était vraiment plein de révélations et succulents, tant au niveau des relations entre personnages qu'au niveau de l'humour si décoiffant de Charley !




vendredi 12 avril 2019

MERS MORTES d'Aurélie Wellenstein #FANTASTIQUE #POST APO



Paru en MARS 2019
368  pages
Edition Scrineo
Lecture papier
ISBN :978-2367406602

Un récit écologique dans un univers sombre et violent
Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.
Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.
Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.
L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.
Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains



La première chose qui m'est venue à l'esprit en reposant le livre a été : "Whaou, ca a du être un roman très éprouvant à écrire".

Aurélie Wellenstein est autrice de déjà 10 romans, et dans celui ci, on ressent vraiment son implication émotionnelle quant au traitement de notre Planète, et à la destruction de celle ci par les Hommes. Ici, on se penche sur les mauvais traitements fait envers les animaux marins : Pêche intensive, marées noires, pollution par les déchets..... Et autant dire que le lecteur n'y restera pas insensible, sauf si clairement vous n'en avez rien à carrer. Mais si vous prenez ce livre, c'est forcément que la cause animale et écologique vous parle.

Ce roman est un OVNI, je n'ai pas lu beaucoup de post-apo mais autant vous dire que je n'avais pas lu de romans avec un tel traitement du sujet. On va suivre l'histoire d'Oural, qui est un exorciste. Entendez par là que le monde dans lequel nous évoluons est un monde post apo, que les animaux marins sont tous morts, mais viennent sous forme éthérée à chaque marée montante pour rafler les âmes des Hommes et les anéantir, suite aux mauvais traitements que ces braves animaux ont subi. Oural a un pouvoir, celui de déployer un bouclier qui permet de protéger les Hommes durant les nombreuses heures de marées. Il existe peu d'exorcistes encore vivants, et encore moins avec un privilège qui accompagne le jeune Oural et pour lequel je vous laisse la surprise.

Lors d'une marée, un navire fantôme accoste, avec à son bord le mystérieux Capitaine Bengale, qui vient prendre en otage l'exorciste pour l'emmener dans sa mission ultime : celle de remonter le plus loin pour retrouver un animal légendaire : un Léviathan, afin d'accomplir une mission qui pourrait sauver l'humanité.

Comme toujours avec les personnages d'Aurélie, je me suis très vite prise d'empathie pour Oural, de part sa particularité, mais également parce qu'on s'attache vite à des personnes qui subissent des kidnappings ! Non plus sérieusement, je l'ai trouvé super attachant, et j'ai aimé son évolution. Lui même se rend compte de son ignorance sur le Monde, et du fait qu'il a toujours été protégé et en situation de privilégié grace à son pouvoir d'exorciste.

Bengale est un personnage mystérieux, avec un charisme attirant, tout en étant à la fois dangereux. On apprend en cours de lecture sa mission, et à ce moment, on commence à pencher vers le bon côté envers lui. J'ai beaucoup aimé le découvrir, ainsi que l'équipe qui m'entoure. D'ailleurs, Aurélie Wellenstein s'est amusée à tous leur donner des noms de fleuves, de mer etc etc...

On est vraiment plongé dans ce livre, et sans jeux de mots. Chaque marée qui débarque offre aux lecteurs de nouvelles surprises, on découvre toute sorte d'animaux, raies mantas, requins, dauphins, etc etc, et ces scènes m'ont transmis des sentiments assez déstabilisants. J'ai adoré, mais je reconnais que j'ai encore un peu de mal à imaginer le fonctionnement des marées, me dire qu'une marée actuelle dure 7h, et ensuite les transposer dans cet univers futuriste en imaginant le dur labeur que doit entreprendre Oural. 

Le thème m'a énormément touché, et ce fut une lecture éprouvante, car je suis sensible au sujet. La fin est également difficile, Aurélie fait un choix, ou du moins ses personnages ont fait un choix qu'il n'a pas du être facile à transposer sur papier! 


Je remercie une nouvelle fois Aurélie pour m'avoir offert une lecture immersive, avec un thème résonnant en moi! Vivement la lecture de son prochain bébé :) 

samedi 23 mars 2019

#PLIB2019 : La fille qui tressait les nuages, de Céline Chevet

Paru en Juin 2018
290 pages
Edition du Chat Noir
Lecture numérique
#ISBN9782375680797

La fille qui tressait les nuages fait partie des 5 finalistes du plib 2019, et autant vous dire que j'ai entendu beaucoup d'avis positifs autour de cet ouvrage, ce qui fait que j'en attendais beaucoup, tout en étant un peu craintive par certains aspects... Mais alors comment suis-je ressortie de cette lecture?

Tout d'abord, je vous avoue que j'étais réticente de le lire car j'avais pas mal vu passer des avis comme quoi ce roman était plus comme un conte ou une fable japonaise.. et en général, je ne suis ni friande des contes ou réecriture de contes (en général je passe à côté) ni très férue du Japon. 

Mais Céline de BooktubersApp m'a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un conte, et je me suis donc lancée dans cette lecture.

Je ne vais pas vous faire languir, j'en ressors mitigée... Disons que pour un roman finaliste, j'en attendais beaucoup plus de la dimension fantastique, qui pour moi n’apparaît que dans le dernier quart... Même si un élément est présent depuis le début.

Ensuite, je n'ai pas du tout réussi à m'attacher aux personnages. Concernant Akiko
j'en attendais donc plus d'elle, et malheureusement, elle était vraiment secondaire, j'aurai tant aimé qu'elle ait un lien plus étroit avec l'histoire qui règne sur cette famille... Dommage... 


Je suis restée sur ma faim sur un élément qui était réccurent, et je vais devoir spoiler donc attention les yeux et retrouvez moi plus bas si vous désirez lire la suite;


SPOILER/////// En effet, j'ai trouvé que l'autrice insistait beaucoup autour de l'eau, entre la pluie, l'océan, tous ces effets qu'elle a voulu mettre, et je suis allée chercher plus loin que le bout de mon nez, j'espèrais vraiment une histoire en lien avec l'eau, peut être même une mythologie nippone liée à cela, ou bien la malédiction liée à cet élément. Après lecture et réflexion, j'imagine que ces évocations aquatiques étaient surtout là pour servir l'écriture poétique de l'autrice? 
FIN SPOILER//////



J'ai deviné très très vite, voire dès le début, certains mystères de l'oeuvre. Seul un point m'avait surpris, vers la fin, je ne m'attendais pas à ce retournement de situation, mais pas au point d'être scotchée comme ont pu l'être d'autres lecteurs.

Cela dit, j'ai lu ce livre en 3 jours, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. J'ai été assez captivée par l'intrigue, et j'avais vraiment envie de voir jusqu'où ça irait, j'espérais peut être un peu plus d'angoisse d'ailleurs.

Je n'ai pas été gênée par le côté glauque que tout le monde évoque. Alors oui, les amateurs de chat risquent d'être très touchés, car Céline Chevet n'y va pas de main morte avec eux. Mais encore une fois, je m'attendais à beaucoup plus difficile à lire, or, pas du tout, c'est vraiment passé facilement.

L'écriture de l'autrice est agréable à lire, l'ensemble est fluide, elle alterne passé et présent et aborde de nombreux thèmes dans ce roman :

Tout d'abord le thème principal, le deuil. En effet, on apprend rapidement que le personnage principal, Julian, a perdu son amour il y a quelques années, d'une maladie. Il a énormément de mal à faire son deuil, malgré le soutien du frère de la victime, et de quelques ami(e)s autour de lui. Le thème est bien abordé, avec des références sur le fait de laisser les morts où ils sont pour aller de l'avant;

En parallèle, il y a tout l'aspect nippon qui ravira les amateurs. Il y a de nombreuses références à leurs coutumes, leurs rythmes de vie, leur tenue, leurs habitudes etc. Ce n'est cependant pour ma part pas ce qui m'a vraiment emporté, mais je tiens à le souligner pour les personnes qui adorent ce pays. Au moins, le dépaysement est présent.


Elle aborde aussi les thèmes propres à l'humain : l'amour et l'amitié principalement, c'était bien amené. Cependant, j'ai un bémol encore sur le personnage de Souchiro, vu le personnage ambigu qu'il est, à la fois mature, et insouciant, friand de relations sexuelles et désireux de vivre une vie libre, je m'attendais à quelque chose de plus complexe que ce que j'ai finalement appris sur lui. Mon imagination fertile m'avait encore une fois amenée trop loin :)

En bref, je retiens que Céline Chevet a une jolie écriture, a su m'emporter dans son univers et l'ambiance, mais je n'ai pas réussi à me sentir plus investie, et je suis notamment restée hermétique envers les personnages. J'attendais aussi un peu plus d'immersion fantastique, pendant les 2 tiers, j'ai vraiment "quasi" eu l'impression de lire un roman contemporain.

vendredi 15 mars 2019

AMNESIE LES FANTOMES DU PASSE T1 DE CAMBRIA HEBERT #romance




Je me suis échouée sur le rivage d'une petite ville en bordure de lac.
Un endroit où tout le monde se connaît, et pourtant...

Personne ne me connaît, moi.

Je ne me connais pas moi-même.
Lorsqu'une femme ignore son propre prénom, existe-t-elle vraiment ?
J'ignore ma couleur de cheveux d'origine, ma date de naissance, mon lieu de résidence.
Je suis invisible.
À mes yeux et à ceux de tout le monde.
Tout le monde, sauf lui.
Je lis au plus profond de son regard et à la manière dont il scrute mon visage comme si je constituais une énigme qu'il était déterminé à résoudre, qu'il me reconnaît.
Je veux simplement des réponses, la vérité... savoir
Ses lèvres demeurent scellées. Toutefois, son regard m'ensorcèle.
Je ne peux avoir confiance en personne, pas même en moi-même. Quelqu'un veut ma mort, la même personne qui a tenté de me noyer dans les profondeurs sous-marines.
Elle va revenir me traquer...  Et je ne saurai pas à quoi ressemble mon ennemi.
Je ne sais même pas à quoi je ressemble.
Je suis Amnésie.


Mon avis


Je serai incapable de vous dire comment j'ai repéré ce roman, même si c'est très probable que ce soit durant une opération de MxM Bookmark.
Après le titre, c’est la couverture qui m’a immédiatement convaincue de me procurer ce premier tome.


J’ai très peu lu de romans qui parlent d’amnésie, et pourtant, c’est un thème très intéressant à découvrir, et ce quelque soit le genre.  

L'histoire s'ouvre sur Eddie, qui se ballade au bord d'un lac un soir, et va découvrir un corps inanimé, d'une jeune femme. Cette personne ne lui semble pas inconnue. En effet, elle lui rappelle une jeune fille qu’il a connu dans son enfance, et qui a disparu dans d’étranges circonstances.  Il va réussir à lui insuffler de la vie et va l'emmener aux urgences. Plusieurs mois passent, et la jeune femme se réveille d'un long coma, amnésique. Va alors commencer une quête d'identité difficile, car la jeune femme va vite se rendre compte qu'elle ne reçoit aucune visite en dehors d'Eddie, et qu'aucun souvenir ne l'effleure. Le récit va tourner autour de ses souvenirs, et de l'histoire d'amour naissante entre les deux protagonistes.

"Cela me redonnait de l'espoir. L'espoir que, peut être, mon cas n'tait pas aussi désespéré que tout le monde le pensait."

Am' est une jeune femme qui semble être fébrile au début du roman, quand on la découvre flottant dans l'eau glaciale du lac Loch. Et pourtant, au fil de l'histoire, elle se montre être une personne terriblement courageuse et forte, malgré les terreurs qui l'habitent et qui l'ont forgées. Son histoire est difficile à lire lorsque certains souvenirs ressurgissent, et on ose à peine imaginer que c'est SA vérité. On ne peut que s'attacher à elle et sa tragique histoire, et surtout on admire sa rage de vivre, surtout après s'être réveillée du coma.

"Eddie était attirant. Je ne pouvais pas le nier. Si attirant qu'il combla un peu le silence assourdissant de mon esprit"

Eddie est un personnage qui pourrait facilement se faire adopter par de nombreux lecteurices à la recherche d'un "book boyfriend". Déjà il faut le soulever, cet homme d'environ 25 ans est plutôt bien bâti, et doit facilement faire rougir ses clientes qui viennent s'approvisionner dans l'épicerie qu'il gère avec ses parents. Par cette activité, il connaît les habitants de son village, leurs habitudes, leurs préférences... Eddie est un garçon altruiste, et qui souffre d'un traumatisme vécu une dizaine d'années auparavant. Le lecteur découvre son histoire au fil de la lecture, je n'en dirai pas plus, mais on ne peut qu'imaginer la douleur qu'il a vécu, et le traumatisme que cela a laissé en lui. Ce passé ressurgit lorsqu'il découvre le corps d'Am', et contre tous les avertissements et protections de ses proches, il ne peut s'empêcher de croire que c'est bien ELLE, celle qu'il a perdu il y a si longtemps... Et pour rien au monde, il n'arrêtera de venir lui rendre visite durant son coma, et encore plus après son réveil...Il se sent le devoir de la protéger, et d'être présent pour elle, d'être son pilier et sa renaissance.




L'autrice amène avec beaucoup de fluidité le mystère dans son récit. Pendant tout le roman, on ne cesse de se questionner sur : le passé d'Am, l'histoire d'"Elle" dont fait mention Eddie et son entourage, l'île présente au milieu du lac, les mystères du lac, et certains personnages assez ... effrayants du village, comme la vieille dame...

Le rythme est bien cadencé, on alterne les points de vue entre les deux protagonistes, ce qui permet au lecteur de mieux s'immerger dans leurs pensées, dans leurs sentiments respectifs.

C'était tellement captivant que j'avais envie de sauter des pages pour en apprendre plus sur le passé de l'héroïne!  


J'ai passé un excellent moment de lecture et j'aurai plaisir à découvrir la suite assez rapidement, car encore de nombreux mystères sont à révéler au lecteur! 


En quelques mots : pour une fois, un roman ne traîne pas dans ma pile à lire ! En effet, j’ai acheté le roman il y a moins d’un mois, et cela faisait très longtemps que je n’avais pas été aussi captivée par une histoire. Eddie et Am' sont vraiment attachants, on est pris dans le suspens et les mystères de ce village. Quant à la fin, il faut avouer qu'elle est bien stressante, tout s’accélère, et j’ai vraiment eu peur pour les personnages! La suite sera bientôt lue :) 



lundi 31 décembre 2018

#PLIB2019 : ROZENN DE Laetitia Danae #Fantasy

Paru en septembre 2018
336 pages
Edition Plume Blanche
Lecture numérique
#ISBN:9791094786352


Dans le cadre du #PLIB2019, j'ai lu en lecture commune Rozenn, de Laetitia Danae, un roman paru en 2018 chez Plume Blanche, que je remercie vivement pour avoir mis le roman à disposition des membres du jury!


L'univers est assez riche, et très accessible grâce aux informations bien disséminées par l'autrice dans le récit : soit sous forme d'extraits de journaux en début de chapitre, soit à travers des dialogues entre les gardiens des Kaplang, les soeurs Djinns que nous suivons dans cette histoire. J'ai trouvé cet univers accessible, surtout que  je ne suis pas habituée à la mythologie orientale et que cette dernière m'intriguait fortement. (pour comparer, j'ai abandonné le dernier roman de Charlotte Bousquet que j'ai trouvé bien trop compliqué à appréhender, à mon grand regret). J'ai aimé ressentir la chaleur de cet univers, parcourir le marché (au détriment des nombreuses surprises qui m'y ont attendu) ou encore les jardins du palais, ainsi que tous les détails qui donnent du charme à cet univers ! J'ai eu l'impression de vivre une histoire à Agrabba et c'était vraiment très très agréable!

Les personnages sont très intéressants, j'ai adoré l'évolution de Daire, que j'ai trouvée la mieux construite, et en adéquation avec les questions de son âge. Benjamine de la fratrie, on la voit changer au fil de l'histoire. A la base très altruiste, elle va petit à petit se transformer en personnage quasi détestable. On sent qu'elle se fait manipuler, et c'est tout cet aspect qui m'a plu! Elle apporte du piment à l'histoire. Elle est à la fois naïve et agaçante, j'ai adoré!

Rozenn, quant à elle, est plutôt très méfiante, elle va tout faire pour essayer de jouer un coup d'avance, sans trop savoir dans quelle direction se tourner. Alors qu'elle doit trouver son futur mari parmi les trois princes sultan, elle va devoir réfléchir plutôt que suivre son coeur. J'ai beaucoup aimé cet aspect stratégique dans l'histoire.

Enfin, il y a la grande soeur, Odeleen, qui est vraiment la plus sage, voire la plus caricaturale des soeurs, mais qui m'a également plu.

En face d'elles, nous découvrons les trois princes sultan du royaume de Prétamia : Callum, Cameron et Cayden. Chacun avec une personnalité différente, chacun attachant à leur manière. Bon, je me rends compte, après quelques semaines de lecture, que je ne sais plus qui est qui exactement, mais j'ai beaucoup aimé le plus âgé, et le plus rebelle des trois!

Pas mal de monde évolue autour de ces personnages, ce qui apporte aussi une immersion supplémentaire à l'histoire.

Au début, j'étais sceptique de retrouver une histoire équivalente à celle de Khiera Cass dans "la sélection", mais pas du tout, on est loin d'un jeu de l'amour comme une téléréalité! Ici, les enjeux sont très importants. L'esclavage et la soumission des djinns est le fil rouge de ce roman. Il semble que ces années où les djinns se retrouvaient enfermés dans des lampes à huile sont bien loin, mais est-ce vraiment le cas? Nous allons donc enquêter avec Rozenn sur cette vérité là, et j'ai vraiment adoré!


Quant à la fin, elle ne donne qu'une envie, sauter sur la suite, je ne m'y attendais pas du tout et j'ai adoré!

C'est un sans faute pour ce roman qui atterrira sans hésitation dans mon top 5 du #PLIB2019 (au côté de Rouille de Floriane Soulas et du Dieu Oiseau d'Aurélie Wellenstein!)