vendredi 26 septembre 2014

Tempête sur Nogales, de Thierry Berlanda

Sur la route de Tombstone à Nogales, à la frontière entre l'Arizona et le Mexique, sous un soleil de fonte, une tempête se prépare. Tempête de sable, de vent, de souvenirs. Avec dans la ligne de mire le snack de Jess, planté au mile 88, en plein désert. Et tous, sans exception, aussi bien Dennewich ? l'odieux patron du cabaret à filles ?, que les chauffeurs de la compagnie de trucks locale et que la population entière s'agitent de plus en plus à mesure qu'approche avec la tempête une Pontiac noire, tel un funeste présage. Pour quelle raison ce mystérieux attelage terrorise-t-il Jess, ange blond à la voix de chanteuse Black et au passé enfoui ? Le gosse ? un pauvre type éperdument amoureux d'elle ? et son vieux pote Holly, seront-ils de taille à la protéger ? À moins que la belle ne préfère l'aide de Cooper, un nouveau chauffeur qui ne la laisse pas indifférente.Les âmes égarées ont-elles droit à une seconde chance, ou dans cette arène aux allures de tombeau ouvert, la poussière doit-elle nécessairement retourner à la poussière ? Thierry Berlanda est écrivain, philosophe, auteur-compositeur et conférencier. Ses romans explorent des genres et des styles très différents. Il se distingue aussi bien dans la littérature générale que dans le polar, le roman historique, la série littéraire, avec à chaque fois une aisance et un talent incroyables.

Mon avis :

Il faut savoir que Tempête sur Nogales n'est pas un livre vers lequel je me serai tournée naturellement. Ce livre sort complètement de ma "zone de confort". Mais l'auteur m'ayant proposé à plusieurs reprises de lire un de ses romans, je me suis donc laissée tenter par ce titre dont la 4e de couverture m'intriguait.

Cette lecture fut éprouvante pour moi. Tout d'abord, il m'a fallu plusieurs pages voire chapitres pour m'adapter au style d'écriture de l'auteur. Des phrases au découpage perturbant, soit courtes, soit longues... Le style réprésentant les pensées du "gosse", le personnage qui raconte l'histoire.

"Entre Thombstone et Nogales, c'est un coup de soleil de mille ans. Dôme de feu. Noeuds de poussière où l'air s'étrangle, paquets de rocs affilés par le vents et lézards en plein twist. [...]Aux heures où le soleil ne laisse plus de place au ciel, on y voit des rangs de camion, cargos ou citernes, abrutis sous des millions de tonnes de chaleur, et, vissés au bar, des pilotes toqués de Jess qui tètent des bocks tièdes en la bouffant de yeux. après, cris de lapin écorché des démarreurs, en une minutes, ils peuvent avoir tous disparu."

Le lecteur se retrouve au croisement de l'Arizona et du Mexique où le climat aride et désertique prime. On découvre la vie de ce petit bar de route géré par Jess, à la voix de velours. La façon donc l'auteur décrit les lieux fonctionne plutôt bien! On imagine très vite la voie rapide sablonneuse, les petits garages, le bar... et le désert et la tempête de sable.


On fait également connaissance avec les habitués du bar... et l'intrigue principale autour d'un homme conduisant une pontiac qui semble effrayer la jeune femme...Malheureusement j’ai eu du mal avec ces derniers. Qui dit “habitué de bar” dit tendance à boire, et je ne suis pas intéressée par le point de vue de protagonistes alcooliques, qui n'arrivent pas à avancer dans la vie, et qui cherchent à s'oublier dans la téquila ou la bière. Or, le personnage principal, le gosse (dont on ne connaitra jamais le nom) est imbibé d'alcool à longueur de journée...

Ensuite, je dois dire que je me suis égarée dans les surnoms de certains personnages... (Bon, OK, moi et les prénoms, ça fait deux, je commence vraiment à avoir une réputation de “Dori” la dessus!) La moufette, j'ai cru que c'était un oiseau... ensuite y en a un autre, j'ai perdu son nom, je ne savais pas si c'était un homme ou un chien car l’auteur se sert de métaphores pour identifier les protagonistes. J'ai également trouvé que tous les personnages parlaient de la même façon et qu'il était donc difficile de les différencier. Je n'ai pas non plus été sous le charme de Jess, ou du fait que le gosse l'aime et ne cesse de le répéter…

L’intrigue principale, malgré les 124 pages qui composent le livre, a été assez longue à mettre en place. Pas mal de suspens, mais on avance pas très vite malgré l’importance des véhicules dans le roman (avancer, véhicules.. OK Je sors) ! Les révélations finales, bien que surprenantes,  tournent au règlement de compte et je n’ai pas été captivée plus que ça.


En conclusion, ce livre ne m'a plu que sur le plan "géographique", on sent la chaleur aride du désert, la moiteur et l'humidité du climat régional, qui, il va s'en dire, se marie très bien avec l'intrigue noire du roman. Cependant, je suis passée complètement à côté des personnages et de l'histoire. Ce livre conviendra probablement plus à des fans du genre, car pour moi, il s'éloigne bien trop de mes lectures de l'imaginaire et donc de ma zone de confort. Ce livre a plus eu tendance à me faire déprimer avec son lot de personnages alcooliques et son ambiance très sombre.

Cependant, vous pouvez trouver des avis plus enthousiastes sur Babelio!

Je remercie l'auteur, Thierry Berlanda, et les éditions de la Bourdonnaye pour leur confiance.

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