vendredi 3 mai 2019

COMMENT LE DIRE A LA NUIT, de VINCENT TASSY #FANTASTIQUE #PLIB2019


La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu'elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs. Elle l'enleva. Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d'amour et de nuit qui traverserait les siècles.

J'ai découvert Vincent Tassy en été 2017, avec son roman pour la jeunesse "Effroyable Porcelaine", paru chez les éditions du chat noir dans leur collection Chatons hantés. Livre que j'ai adoré, mais il me semble avoir oublié de le chroniquer :p 

Vincent Tassy a démarré sa carrière chez le Chat Noir avec le roman Aposthasie, que je possède dans ma PAL mais que je n'ai pas encore pris le temps de sortir. Et pourtant, je suis sure que je passerai également un excellent moment, tant l'écriture de cet auteur est sublime à lire!


Comment le dire à la nuit est un roman publié en septembre 2018, et qui a été nommé parmi les 5 romans finalistes du #PLIB2019 ! 


Je qualifierai ce roman d'Ovni! Il est super bien travaillé, tant au niveau du style que des caractères des personnages et de l'ambiance très brumeuse qui s'en dégage. 

Pas facile d'écrire un roman dont, telle l'épisode 3 saison 8 de game of thrones, se déroule uniquement de nuit? C'est le challenge qu'a relevé Vincent Tassy avec cette oeuvre. Dans ce récit, le lecteur est plongé dans plusieurs époques, partant rencontrer plusieurs protagonistes qui se retrouveront au fil de la lecture. 



"L'amour, c'est ça je crois, c'est toi, c'est avec toi. C'est dans tes bras, l'amour, c'est ton mystères et tes louanges, ton immensité ta splendeur, c'est ta lumière dans les ombres de ma tristesse, l'amour c'est mes lèvres sur toi, partout, c'est me nourrir de toi, te laisser à chaque instant me sauver du désir qui me tue, tomber en toi, moi par toi dévoré[...]"

C'est un roman gothique, qui ne laisse pas indifférent si tant est qu'on est sensible à ce genre (ce qui est mon cas)


C'est aussi, voire avant tout, une histoire d'amour éternelle, qui traverse les âges, les époques, les lieux.. Une histoire d'amour inconditionnelle entre une femme, appelée Athalie, et un homme : Adriel.


Mais c'est aussi la fascination de cet homme envers d'autres personnages : Carolina, Egmont, Leopold, qui par la magie de la nuit, va transformer le destin de ces protagonistes.

Et puis enfin, il y a Rachel, et Parascève, deux femme que tout oppose et qui par le hasard seront également liées à l'histoire...

Si je devais retenir un personnage, ce serait Rachel. J'ai aimé la façon dont elle se découvre, j'ai été touchée par sa timidité, sa pudeur. 

Cela dit, Adriel reste encore dans ma mémoire, et ce des semaines après avoir reposé le livre. A la fois effacé et très présent, c'est le fil rouge de toute l'histoire et c'est autour de lui que tout se joue. Je l'imagine encore avec ses longs cheveux blancs, dans le sable...

L'auteur approche ici un univers sombre, mystérieux, grâce a cette ambiance brumeuse et onirique. L'auteur ne cesse de rappeler à travers la vision de ses personnages que tout se déroule dans la nuit. J'aime cette ambiance, même si j'ai mis un bémol sur la dernière partie que j'ai trouvé suffocante, mais qui en même temps, peut évoquer le sentiment d'éternité.


En bref, à travers une plume élégante et gothique, Vincent Tassy entraîne le lecteur dans un univers onirique, où plusieurs personnages vont être destinés à se croiser, et ce, à travers les temps et les âges. Le roman apporte plusieurs surprises, ce qui m'a fortement plu! Même si j'ai aimé l'ensemble de l'oeuvre, j'ai tout de même ressenti une forme de lassitude vers la fin, qui m'a renvoyé au sentiment que ressent l'un des personnages principaux : l'éternité.
Comment le dire à la nuit est également une histoire d'Amour et de sacrifices.


Ayant voté sans avoir lu le roman, je suis ravie qu'il fasse partie des finalistes, car la plume de Vincent Tassy est vraiment à découvrir, et le #PLIB2019 peut lui permettre de rencontrer nombre de nouveaux lecteurs!

samedi 27 avril 2019

LEONORA KEAN de CASSANDRA O DONNELL #URBANFANTASY

Sorti en Mars 2019
398 pages
Edition Pygmalion
Lecture papier
Saga #1

Vivre, quand on a seize ans, au sein d’un clan de sorcières sociopathes n’est pas facile tous les jours, moi, je vous le dis. Entre les cours de sortilèges, de potions et de magie élémentaire des Vikaris, je suis au bout du rouleau. Alors, si en plus, on commence à ramasser les cadavres dans tous les coins, je sens que je ne vais pas tarder à provoquer un massacre. Parce qu’on peut dire ce qu’on veut : la patience, chez nous, n’est décidément pas un trait de famille...


Quelle joie de retrouver  Léonora que l’on a vu grandir et évoluer au fil des tomes concernant sa maman Rebecca Kean ! les fans de ladite saga l’attendaient de pieds fermes, et depuis quelques années ! et le voilà enfin !!! Le premier tome mettant en avant Leonora, 17 ans à peine, qui est un sacré mélange de créatures surnaturelles : moitié vampire par son père, moitié sorcière (Vikaris) par sa mère et dotée par-dessus cela de pouvoirs chamaniques. Leo est tout bonnement unique en son genre, et part ce fait, s’est vue devenir l’une des servantes d’Héla, Deesse de la mort. Elle se confère le droit de traverser les limbes et d’entrer en contact avec les morts pour envoyer leurs âmes au-delà et les libérer de toute souffrance. Elle est aussi liée à Ariel, un Ombre, qui la protège, promesse faite à maman Kean :) 

Durant ma lecture, je me suis seulement laissée porter par ma joie de retrouver Leo et ses réparties jouissives, digne de celles de sa mère !


- Ca veut dire que tu es un mélange déconcertant de naïveté et de maturité, de douceur et de cruauté, de sensibilité et de froideur. On ne sait jamais sur quel pied danser avec toi, c'est assez déstabilisant.

Voilà dans ces quelques mots comment on peut analyser cette jeune femme plein de potentiels et de surprises. Autant dire qu'elle est l'incarnation des héroînes badass qu'on aime voir évoluer, qui va prendre des risques malgré les conséquences, tout cela pour faire ce qui lui semble juste au plus profond d'elle.  Il y a tant de choses dont on pourrait parler, mais cela risquerait fort de spoiler l'histoire si vous ne l'avez pas encore lu. 

A ses côtés, se trouve Ariel,et autant être honnête, c'est mon petit coup de coeur de l'histoire. J'ai vraiment aimé sa loyauté, son côté sombre et froid, son esprit taquin et ce qu'il est prêt à vivre pour protéger Léonora. Ariel est un Ombre, une créature maléfique. En général, les Ombres sont formatés à tuer de sang froid. Ici, il va traverser de nombreuses épreuves pour Léonora, et que dire de plus que leurs âmes sont connectées, et que cela rend leur duo vraiment attachant?

Au niveau de l'histoire centrale, on ne s'ennuie pas une seule minute, les évènements s'enchaînent rapidement et naturelle, et Cassandra O'Donnell réserve à ses lecteurs pas mal de surprises, fort surprenantes. On retrouve aussi des petits passages avec Rebecca et quelques références à la saga d'origine, entre autre Raphael <3 !! 


 Concernant les autres créatures surnaturelles, nous avons à faire à un joli mix: 

A commencer par les Vikaris. Ces sorcières sont cruelles, sans pitié, la preuve en est dans la façon dont elles éduquent les élèves dans leur pensionnat, n'hésitant pas à éliminer les plus mauvais. 
La grand mère maternelle de Leonora, Anthea, en est une, et ses répliques sont vraiment succulentes :  en voici une qui a fait rire moultes lecteurices : 

- Elle tricote? Je veux dire, elle tricote vraiment ? 
- Oh, elle égare parfois ses aiguilles dans l'oeil ou la tête de quelqu'un, mais elle tricote vraiment, ouais, répliqua-je.
Je ne comprenais pas pourquoi ça l'étonnais tellement. Les tueurs mégalos avaient bien le droit d'avoir leurs petits hobbys eux aussi. 


Leo est une Yamadut, une espèce jamais vu dans les livres d'urban fantasy que j'ai pu découvrir. "Elle n'a pas d'autre choix que de guider une âme lorsque le moment est venu"
Elle n'a PAS D'AUTRE CHOIX. Telle est sa destinée, et sa nature. Cela permet au lecteur d'assister à des rencontres avec des fantômes, et tel Charley Davidson, elle peut les aider à résoudre des mystères. Ici, les choses sont sombres puisque Kim, un fantome qui lui rend régulièrement visite, lui présente Elizabeth, une femme, paniquée, car elle voit que son univers disparait, et ne sait pas à quoi c'est dû, si ce n'est à une créature plus que maléfique.


Les vampires : rien de bien surprenant là non plus puisque Leo est à moitié vampire. Une grande partie de l'histoire va d'ailleurs se dérouler au milieu de ces "bêbetes à dents longues" et c'était aussi super sympa! Très fidèle au mythe du vampire, vivant de nuit, avec leur système de hierarchie et un maître vampire terrorisant ses progénitures ! Un traître erre parmi eux, ce sera l'une des missions de Leo, savoir à qui se fier. J'ai adoré Alexandre, un vampire particulier, tous ses passages m'ont beaucoup plu!

Les Ombres : comme expliqué plus haut, on a droit à un aperçu de leur pouvoir par le biais d'Ariel, je n'en dirai pas plus.


Il y a aussi les fantômes, et les chamans...


Au niveau de l'écriture, il n'y a rien à redire : Cassandra O'Donnel n'a plus à faire ses preuves, c'est une autrice talentueuses et reconnue dans l'imaginaire, et encore une fois, elle a su m'emporter dans son univers (et quelqu'il soit puisque à titre informel, j'aime autant ses sagas jeunesse, urban fantasy, polar ou romance)

Si vous êtes amateurices d'urban fantasy, que vous souhaitez un roman dans lequel on rigole dès les premières pages et qui vous offre un dépaysement garanti (même si contrairement à la saga originelle Rebecca Kean, on reste en France) : FONCEZ!!



Je remercie vivement les éditions PYGMALION pour m'avoir envoyé ce service presse!



samedi 13 avril 2019

CHARLEY DAVIDSON #8 - 8 TOMBES DANS LA NUIT - DARYNDA JONES - #URBANFANTASY



Paru en Janvier 2016
384 pages
Edition Milady
Lecture papier

Avec douze chiens de l’enfer à mes trousses, il n’y a qu’un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l’abandon. Mais m’y terrer pendant des mois, enceinte jusqu’aux oreilles, n’a rien d’une sinécure. D’autant que Reyes semble malade même s’il me jure qu’il va bien. Heureusement, je ne manque pas d’amis. Et j’aurai bien besoin d’eux, parce que ce qui s’annonce a de quoi surprendre n’importe qui, même moi !

En ce début d'année, j'ai eu très envie de replonger dans un genre littéraire que j'adore, et que j'ai délaissé une petite paire d'année : l'urban fantasy! En consultant ma Pile à Lire, j'ai vu que le tome 8 de Charley m'attendait sagement! Connaissant l'humour de ce personnage, il m'a fallu peu de temps pour me décider!

J'ai laissé durer le plaisir plusieurs semaines, puisque j'ai mis un mois et demi à le lire :) Et quel plaisir!

En quelques mots, j'ai apprécié retrouver l'ensemble des personnages, l'alchimie Charley/Reyes, l'intrigue parallèle, et surtout, j'ai aimé les révélations faites vers la fin, auxquelles je ne m'attendais pas du tout! Du coup, ce tome offre au lecture un gros tournant dans l'univers, et il me tarde déjà de prendre le temps de lire la suite, qui j'espère sera à la hauteur du reste!

Pour les personnes l'ayant lu, je vais citer ci dessous les révélations qui m'ont scotchées, attention donc SPOILER, mais je ne veux pas oublier si finalement, je mets plus de temps que prévu à sortir le tome 9 :)

Mr Wong n'est autre qu'un ange gardien missionné pour protéger Charley qui est une Déesse et qui n'a pas encore connaissance de son immense pouvoir. Elle l'apprend lorsque Osh, un succube, lui dévoile pour contrer Lucifer qui avait pris possession du corps de Reyes! Suite à ca, elle s'est évanoui (je crois) et s'est volatilisé, pour se reveiller dans un quartier qu'elle ne connait pas.. et le pire, c'est qu'elle ne sait plus qui elle est!! Elle se retrouve à New York et là.. grand mystère, on connaitre la suite dans le 9!

A part ca, les chiens de l'enfer n'en étaient pas, au contraire, ils étaient là sur l'ordre de mr Wong pour la protéger! et puis y a aussi Pépin qui est née! et dans des circonstances assez angoissantes puisqu'elle est née dans un puits dans lequel Charley était tombée pour je ne sais plus quelle raison! 


Elle a aussi rencontré à l'insu de Reyes les parents adoptifs de ce dernier, et leur a finalement confié Pépin pour la protéger de Lucifer. On sait que Pépin est celle dont parle la prophétie.

Bref, ce tome était vraiment plein de révélations et succulents, tant au niveau des relations entre personnages qu'au niveau de l'humour si décoiffant de Charley !




vendredi 12 avril 2019

MERS MORTES d'Aurélie Wellenstein #FANTASTIQUE #POST APO



Paru en MARS 2019
368  pages
Edition Scrineo
Lecture papier
ISBN :978-2367406602

Un récit écologique dans un univers sombre et violent
Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.
Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.
Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.
L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.
Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains



La première chose qui m'est venue à l'esprit en reposant le livre a été : "Whaou, ca a du être un roman très éprouvant à écrire".

Aurélie Wellenstein est autrice de déjà 10 romans, et dans celui ci, on ressent vraiment son implication émotionnelle quant au traitement de notre Planète, et à la destruction de celle ci par les Hommes. Ici, on se penche sur les mauvais traitements fait envers les animaux marins : Pêche intensive, marées noires, pollution par les déchets..... Et autant dire que le lecteur n'y restera pas insensible, sauf si clairement vous n'en avez rien à carrer. Mais si vous prenez ce livre, c'est forcément que la cause animale et écologique vous parle.

Ce roman est un OVNI, je n'ai pas lu beaucoup de post-apo mais autant vous dire que je n'avais pas lu de romans avec un tel traitement du sujet. On va suivre l'histoire d'Oural, qui est un exorciste. Entendez par là que le monde dans lequel nous évoluons est un monde post apo, que les animaux marins sont tous morts, mais viennent sous forme éthérée à chaque marée montante pour rafler les âmes des Hommes et les anéantir, suite aux mauvais traitements que ces braves animaux ont subi. Oural a un pouvoir, celui de déployer un bouclier qui permet de protéger les Hommes durant les nombreuses heures de marées. Il existe peu d'exorcistes encore vivants, et encore moins avec un privilège qui accompagne le jeune Oural et pour lequel je vous laisse la surprise.

Lors d'une marée, un navire fantôme accoste, avec à son bord le mystérieux Capitaine Bengale, qui vient prendre en otage l'exorciste pour l'emmener dans sa mission ultime : celle de remonter le plus loin pour retrouver un animal légendaire : un Léviathan, afin d'accomplir une mission qui pourrait sauver l'humanité.

Comme toujours avec les personnages d'Aurélie, je me suis très vite prise d'empathie pour Oural, de part sa particularité, mais également parce qu'on s'attache vite à des personnes qui subissent des kidnappings ! Non plus sérieusement, je l'ai trouvé super attachant, et j'ai aimé son évolution. Lui même se rend compte de son ignorance sur le Monde, et du fait qu'il a toujours été protégé et en situation de privilégié grace à son pouvoir d'exorciste.

Bengale est un personnage mystérieux, avec un charisme attirant, tout en étant à la fois dangereux. On apprend en cours de lecture sa mission, et à ce moment, on commence à pencher vers le bon côté envers lui. J'ai beaucoup aimé le découvrir, ainsi que l'équipe qui m'entoure. D'ailleurs, Aurélie Wellenstein s'est amusée à tous leur donner des noms de fleuves, de mer etc etc...

On est vraiment plongé dans ce livre, et sans jeux de mots. Chaque marée qui débarque offre aux lecteurs de nouvelles surprises, on découvre toute sorte d'animaux, raies mantas, requins, dauphins, etc etc, et ces scènes m'ont transmis des sentiments assez déstabilisants. J'ai adoré, mais je reconnais que j'ai encore un peu de mal à imaginer le fonctionnement des marées, me dire qu'une marée actuelle dure 7h, et ensuite les transposer dans cet univers futuriste en imaginant le dur labeur que doit entreprendre Oural. 

Le thème m'a énormément touché, et ce fut une lecture éprouvante, car je suis sensible au sujet. La fin est également difficile, Aurélie fait un choix, ou du moins ses personnages ont fait un choix qu'il n'a pas du être facile à transposer sur papier! 


Je remercie une nouvelle fois Aurélie pour m'avoir offert une lecture immersive, avec un thème résonnant en moi! Vivement la lecture de son prochain bébé :) 

samedi 23 mars 2019

#PLIB2019 : La fille qui tressait les nuages, de Céline Chevet

Paru en Juin 2018
290 pages
Edition du Chat Noir
Lecture numérique
#ISBN9782375680797

La fille qui tressait les nuages fait partie des 5 finalistes du plib 2019, et autant vous dire que j'ai entendu beaucoup d'avis positifs autour de cet ouvrage, ce qui fait que j'en attendais beaucoup, tout en étant un peu craintive par certains aspects... Mais alors comment suis-je ressortie de cette lecture?

Tout d'abord, je vous avoue que j'étais réticente de le lire car j'avais pas mal vu passer des avis comme quoi ce roman était plus comme un conte ou une fable japonaise.. et en général, je ne suis ni friande des contes ou réecriture de contes (en général je passe à côté) ni très férue du Japon. 

Mais Céline de BooktubersApp m'a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un conte, et je me suis donc lancée dans cette lecture.

Je ne vais pas vous faire languir, j'en ressors mitigée... Disons que pour un roman finaliste, j'en attendais beaucoup plus de la dimension fantastique, qui pour moi n’apparaît que dans le dernier quart... Même si un élément est présent depuis le début.

Ensuite, je n'ai pas du tout réussi à m'attacher aux personnages. Concernant Akiko
j'en attendais donc plus d'elle, et malheureusement, elle était vraiment secondaire, j'aurai tant aimé qu'elle ait un lien plus étroit avec l'histoire qui règne sur cette famille... Dommage... 


Je suis restée sur ma faim sur un élément qui était réccurent, et je vais devoir spoiler donc attention les yeux et retrouvez moi plus bas si vous désirez lire la suite;


SPOILER/////// En effet, j'ai trouvé que l'autrice insistait beaucoup autour de l'eau, entre la pluie, l'océan, tous ces effets qu'elle a voulu mettre, et je suis allée chercher plus loin que le bout de mon nez, j'espèrais vraiment une histoire en lien avec l'eau, peut être même une mythologie nippone liée à cela, ou bien la malédiction liée à cet élément. Après lecture et réflexion, j'imagine que ces évocations aquatiques étaient surtout là pour servir l'écriture poétique de l'autrice? 
FIN SPOILER//////



J'ai deviné très très vite, voire dès le début, certains mystères de l'oeuvre. Seul un point m'avait surpris, vers la fin, je ne m'attendais pas à ce retournement de situation, mais pas au point d'être scotchée comme ont pu l'être d'autres lecteurs.

Cela dit, j'ai lu ce livre en 3 jours, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. J'ai été assez captivée par l'intrigue, et j'avais vraiment envie de voir jusqu'où ça irait, j'espérais peut être un peu plus d'angoisse d'ailleurs.

Je n'ai pas été gênée par le côté glauque que tout le monde évoque. Alors oui, les amateurs de chat risquent d'être très touchés, car Céline Chevet n'y va pas de main morte avec eux. Mais encore une fois, je m'attendais à beaucoup plus difficile à lire, or, pas du tout, c'est vraiment passé facilement.

L'écriture de l'autrice est agréable à lire, l'ensemble est fluide, elle alterne passé et présent et aborde de nombreux thèmes dans ce roman :

Tout d'abord le thème principal, le deuil. En effet, on apprend rapidement que le personnage principal, Julian, a perdu son amour il y a quelques années, d'une maladie. Il a énormément de mal à faire son deuil, malgré le soutien du frère de la victime, et de quelques ami(e)s autour de lui. Le thème est bien abordé, avec des références sur le fait de laisser les morts où ils sont pour aller de l'avant;

En parallèle, il y a tout l'aspect nippon qui ravira les amateurs. Il y a de nombreuses références à leurs coutumes, leurs rythmes de vie, leur tenue, leurs habitudes etc. Ce n'est cependant pour ma part pas ce qui m'a vraiment emporté, mais je tiens à le souligner pour les personnes qui adorent ce pays. Au moins, le dépaysement est présent.


Elle aborde aussi les thèmes propres à l'humain : l'amour et l'amitié principalement, c'était bien amené. Cependant, j'ai un bémol encore sur le personnage de Souchiro, vu le personnage ambigu qu'il est, à la fois mature, et insouciant, friand de relations sexuelles et désireux de vivre une vie libre, je m'attendais à quelque chose de plus complexe que ce que j'ai finalement appris sur lui. Mon imagination fertile m'avait encore une fois amenée trop loin :)

En bref, je retiens que Céline Chevet a une jolie écriture, a su m'emporter dans son univers et l'ambiance, mais je n'ai pas réussi à me sentir plus investie, et je suis notamment restée hermétique envers les personnages. J'attendais aussi un peu plus d'immersion fantastique, pendant les 2 tiers, j'ai vraiment "quasi" eu l'impression de lire un roman contemporain.

vendredi 15 mars 2019

AMNESIE LES FANTOMES DU PASSE T1 DE CAMBRIA HEBERT #romance




Je me suis échouée sur le rivage d'une petite ville en bordure de lac.
Un endroit où tout le monde se connaît, et pourtant...

Personne ne me connaît, moi.

Je ne me connais pas moi-même.
Lorsqu'une femme ignore son propre prénom, existe-t-elle vraiment ?
J'ignore ma couleur de cheveux d'origine, ma date de naissance, mon lieu de résidence.
Je suis invisible.
À mes yeux et à ceux de tout le monde.
Tout le monde, sauf lui.
Je lis au plus profond de son regard et à la manière dont il scrute mon visage comme si je constituais une énigme qu'il était déterminé à résoudre, qu'il me reconnaît.
Je veux simplement des réponses, la vérité... savoir
Ses lèvres demeurent scellées. Toutefois, son regard m'ensorcèle.
Je ne peux avoir confiance en personne, pas même en moi-même. Quelqu'un veut ma mort, la même personne qui a tenté de me noyer dans les profondeurs sous-marines.
Elle va revenir me traquer...  Et je ne saurai pas à quoi ressemble mon ennemi.
Je ne sais même pas à quoi je ressemble.
Je suis Amnésie.


Mon avis


Je serai incapable de vous dire comment j'ai repéré ce roman, même si c'est très probable que ce soit durant une opération de MxM Bookmark.
Après le titre, c’est la couverture qui m’a immédiatement convaincue de me procurer ce premier tome.


J’ai très peu lu de romans qui parlent d’amnésie, et pourtant, c’est un thème très intéressant à découvrir, et ce quelque soit le genre.  

L'histoire s'ouvre sur Eddie, qui se ballade au bord d'un lac un soir, et va découvrir un corps inanimé, d'une jeune femme. Cette personne ne lui semble pas inconnue. En effet, elle lui rappelle une jeune fille qu’il a connu dans son enfance, et qui a disparu dans d’étranges circonstances.  Il va réussir à lui insuffler de la vie et va l'emmener aux urgences. Plusieurs mois passent, et la jeune femme se réveille d'un long coma, amnésique. Va alors commencer une quête d'identité difficile, car la jeune femme va vite se rendre compte qu'elle ne reçoit aucune visite en dehors d'Eddie, et qu'aucun souvenir ne l'effleure. Le récit va tourner autour de ses souvenirs, et de l'histoire d'amour naissante entre les deux protagonistes.

"Cela me redonnait de l'espoir. L'espoir que, peut être, mon cas n'tait pas aussi désespéré que tout le monde le pensait."

Am' est une jeune femme qui semble être fébrile au début du roman, quand on la découvre flottant dans l'eau glaciale du lac Loch. Et pourtant, au fil de l'histoire, elle se montre être une personne terriblement courageuse et forte, malgré les terreurs qui l'habitent et qui l'ont forgées. Son histoire est difficile à lire lorsque certains souvenirs ressurgissent, et on ose à peine imaginer que c'est SA vérité. On ne peut que s'attacher à elle et sa tragique histoire, et surtout on admire sa rage de vivre, surtout après s'être réveillée du coma.

"Eddie était attirant. Je ne pouvais pas le nier. Si attirant qu'il combla un peu le silence assourdissant de mon esprit"

Eddie est un personnage qui pourrait facilement se faire adopter par de nombreux lecteurices à la recherche d'un "book boyfriend". Déjà il faut le soulever, cet homme d'environ 25 ans est plutôt bien bâti, et doit facilement faire rougir ses clientes qui viennent s'approvisionner dans l'épicerie qu'il gère avec ses parents. Par cette activité, il connaît les habitants de son village, leurs habitudes, leurs préférences... Eddie est un garçon altruiste, et qui souffre d'un traumatisme vécu une dizaine d'années auparavant. Le lecteur découvre son histoire au fil de la lecture, je n'en dirai pas plus, mais on ne peut qu'imaginer la douleur qu'il a vécu, et le traumatisme que cela a laissé en lui. Ce passé ressurgit lorsqu'il découvre le corps d'Am', et contre tous les avertissements et protections de ses proches, il ne peut s'empêcher de croire que c'est bien ELLE, celle qu'il a perdu il y a si longtemps... Et pour rien au monde, il n'arrêtera de venir lui rendre visite durant son coma, et encore plus après son réveil...Il se sent le devoir de la protéger, et d'être présent pour elle, d'être son pilier et sa renaissance.




L'autrice amène avec beaucoup de fluidité le mystère dans son récit. Pendant tout le roman, on ne cesse de se questionner sur : le passé d'Am, l'histoire d'"Elle" dont fait mention Eddie et son entourage, l'île présente au milieu du lac, les mystères du lac, et certains personnages assez ... effrayants du village, comme la vieille dame...

Le rythme est bien cadencé, on alterne les points de vue entre les deux protagonistes, ce qui permet au lecteur de mieux s'immerger dans leurs pensées, dans leurs sentiments respectifs.

C'était tellement captivant que j'avais envie de sauter des pages pour en apprendre plus sur le passé de l'héroïne!  


J'ai passé un excellent moment de lecture et j'aurai plaisir à découvrir la suite assez rapidement, car encore de nombreux mystères sont à révéler au lecteur! 


En quelques mots : pour une fois, un roman ne traîne pas dans ma pile à lire ! En effet, j’ai acheté le roman il y a moins d’un mois, et cela faisait très longtemps que je n’avais pas été aussi captivée par une histoire. Eddie et Am' sont vraiment attachants, on est pris dans le suspens et les mystères de ce village. Quant à la fin, il faut avouer qu'elle est bien stressante, tout s’accélère, et j’ai vraiment eu peur pour les personnages! La suite sera bientôt lue :)